Actualités du réseau Geda

Communiquer avec la société, une nécessité

GEDAF Entre Loue et Lison
Les membres de ce groupe du Doubs se forment à la communication avec les animatrices et conseillers de la Chambre d’agriculture. Pour certaines agricultrices, compte tenu de la localisation de leurs exploitations, les contacts avec des promeneurs, des gens de passage, qu’ils soient à pied ou en voiture, sont réguliers. Mais, parfois, certaines personnes ne comprennent pas ou n’ont pas la patience d’attendre pour laisser le troupeau de vaches traverser la route. Tandis que d’autres souhaitent simplement découvrir la ferme et échanger, sur des questions basiques ou sur des problématiques d’actualités. Certaines personnes sont ouvertes au dialogue, d’autres non. Et c’est dans cette situation qu’il est plus compliqué de faire passer un message et d’expliquer son métier d’éleveur.
La journée de formation a permis de réaliser, de nouveau, des mises en situations pour se sentir plus à l’aise sur divers sujets dans ces moments que chaque agricultrice peut rencontrer. Lors des échanges, il est apparu qu’au collège, les enfants d’agriculteurs sont aussi confrontés à ces questions sur l’agriculture. C’est pourquoi, le GEDAF Entre Loue et Lison va proposer des interventions sur ce sujet au collège afin de présenter les métiers de l’agriculture. Ce sera l’occasion de poursuivre le travail engagé et d’apporter sa contribution pour une meilleure communication avec la société !

Des éleveurs s'initient à la méthode Obsalim

Geda de Belleherbe
L’hiver dernier, les adhérents du Geda de Belleherbe (Doubs) ont appris à ajuster l’alimentation de leur troupeau en observant des signes sur leurs animaux afin d’avoir un troupeau en meilleure santé et économiquement plus rentable.

Cette formation de trois jours, avec Bruno Giboudeau, vétérinaire, et Alban Mondière, formateur Obsalim, a mixé apports théoriques en salle et visites de fermes. Il est indispensable, dans un premier temps, de connaître le fonctionnement de cette méthode qui s’appuie sur la reconnaissance de signes observés sur ses animaux : peau, poil, bouses, urines, œil, nez, pied… A l’aide de cartes, l’leveur repère les signes les plus visibles, les plus représentés sur son troupeau. Il faut obligatoirement avoir trois couleurs de cartes minimum (correspondant à 3 organes). Chaque carte décrit le symptôme et propose des notes pour différent critères (énergie, fibres, azote, stabilité ruminale). En faisant les totaux des notes des cartes, cela permet ensuite de repérer le facteur limitant et celui excédentaire afin de corriger la ration.

Chaque éleveur du Geda a fait le point, avec l’aide des formateurs, mais aussi de ses collègues, sur son troupeau lors du « rallye poil » où chaque exploitation a été visitée. Le but était ainsi de réajuster ses pratiques en fonction des observations et conseils des formateurs. Le dernier jour de formation, réalisé plus d’un mois après, a permis à chacun de refaire un point depuis les précédentes visites et constater les effets des changements de pratiques.