Les controverses

Saison 2

Saison 2

L'agriculteur a-t-il encore le pouvoir d'agir sur son avenir ?

Crise économique, crise énergétique, crise sanitaire, crise sociétale… Aujourd’hui, on note un pessimisme grandissant dans la population française. Et le secteur agricole n’y échappe pas ! Les crises ont toujours existé, donc là-dessus rien de nouveau ! Mais aujourd’hui, dans un contexte de plus en plus anxiogène, l’agriculteur a-t- il encore le pouvoir d’agir sur son avenir et de ne pas le subir ?

Décryptage avec nos 3 invités pour cette nouvelle Controverse de Trame :

– Rémy Heim, Producteur de maïs en Alsace
– Philippe Collin, Eleveur laitier bio en Haute-Marne, un des pionniers de la méthanisation agricole, 1ère station de BioGNV à la ferme
– Michel Dubois, Membre du Comité scientifique de la chaire Management des risques en agriculture, Expert référent en Agriculture dans l’équipe de recherche InTerACT, UniLaSalle, Docteur en philosophie,Président du Centre d’Etudes Psychosociologiques et Travaux de Recherche Appliquée


Saison 2

Existe-t-il encore une place pour l'élevage en France ?

En 2020, 145000 exploitations sont consacrées à l’élevage, soit 37% de exploitations françaises. Mais le monde de l’élevage est en crise :  épisodes de sécheresse ou de gels, prix de la viande et du lait au plus bas, rémunérations faibles, prix des matières premières et de l’énergie au plus haut, sans oublier une crise des vocations chez les jeunes générations.

L’agriculture française va-t-elle devoir oublier ses vaches, ses brebis, ses cochons pour ne produire que des céréales ?

Décryptage avec cette Controverse de Trame et les témoins suivants :

– Luc Smessaert, polyculteur éleveur dans l’Oise, membre d’un CETA lait et vice-président de la FNSEA.

– Jean-Baptiste Vervy, céréalier dans la Marne, co-fondateur de Papote (production de pâtes à la ferme) et de la startup WiziFarm : il a arrêté l’élevage laitier de ses parents lors de son installation.

– Sébastien Brousse : éleveur dans la Creuse en vaches laitières et Charolaises, membre d’un GDA et vice-président de la Chambre départementale d’agriculture : fervent défenseur de l’élevage, il ne voit pas l’agriculture sans éleveur.

Dans toutes les campagnes françaises, des synergies sont possibles entre l’élevage, les grandes cultures, la production d’énergies, le tourisme ou des activités de services. Tout est question de stratégie et de choix d’entrepreneurs. Mais en élevage, il est toutefois nécessaire de préparer la relève des générations futures en redonnant de l’attractivité au métier d’éleveur, en montrant que l’élevage participe à l’aménagement du territoire et à la création d’emplois.

 

Saison 2

L'agriculture familiale peut-elle vraiment survivre ?

Tout les spécialistes et connaisseurs du monde agricole le disent : l’agriculture française va devoir faire face à la perspective du manque d’agriculteurs. D’ici à 2026, 50% des exploitants actuels auront l’âge de partir à la retraite et ne seront pas remplacés au même niveau.

Face à ce défi considérable, qui sera en mesure d’assurer l’activité productive agricole en France ? La question doit être posée, car celles et ceux qui cherchent à s’installer n’ont pas, n’ont plus les mêmes aspirations que leurs ainés.

Comme le disent les sociologues François Purseigle et Bertrand Hervieu : l’agriculture est devenue multiple. « Le capital et le travail agricoles s’organisent de façons nouvelles et diverses. Bien que l’idée soit difficilement acceptée, l’image de l’agriculture familiale s’efface. Ainsi, à côté d’agricultures familiales en forte recomposition, apparaissent des agricultures financières et marchandes sans agriculteurs, mais aussi des néo-ruraux, ces NIMA – Non issus du milieu agricole – comme on les appelle ».

Qui cultivera la terre demain, qui élèvera des animaux ? Eléments de réponse avec les témoins de cette première Controverse de Trame
de la Saison 2 :
– Mickaël Jacquemin, agriculteur dans la Marne, vice-président de l’Apecita et de l’Anefa.
– Camille Dusannier, responsable BioGNV chez Agriopale (dans les Hauts-de-France).
– François Moret, cofondateur de la société à mission Eloi.

Un nouveau chapitre de l’agriculture s’ouvre. Les agriculteurs de demain ou plutôt les producteurs agricoles de demain seront divers dans leurs métiers et leurs organisations. Dans leur diversité, ils prendront tous part à cette belle historie de l’agriculture française.

Saison 1

Saison 1

Méthanisation et élevage : concurrence ou complémentarité ?

Selon les données de l’Ademe, la méthanisation, ce sont aujourd’hui 1000 sites en cogénération (électricité renouvelable), 365 sites de production de biométhane injecté, et chiffre important : 80% des sites sont détenus par des agriculteurs. La méthanisation agricole, c’est une énergie qui permet de pérenniser les exploitations en créant une activité économique complémentaire, de revaloriser le métier d’agriculteur et son attractivité, de favoriser les changements de pratiques agroécologiques. Mais la méthanisation suscite aussi des inquiétudes. Des oppositions fleurissent par crainte d’une hausse du nombre de camions en circulation, d’odeurs pour les riverains ; par méconnaissance du contenu des digestats épandus ; par risque de concurrence sur les matières premières.
Alors la méthanisation, est-ce une bonne solution pour répondre aux enjeux énergétiques français ? Ou au contraire, un risque pour les systèmes agricoles en place ? Réponses en images avec :
• Jean-Marc Onno, éleveur de porcs dans le Morbihan, vice-président de l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France.
• François Mandin, agriculteur en Vendée, président de l’APAD (Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable).
• Jean-Marc Renaudeau, président de la Chambre d’agriculture des Deux-Sèvres, élu référent Energie-Climat APCA.

Saison 1

"Marché du carbone : mythe ou réalité ?"

La compensation carbone volontaire, qu’est-ce que c’est ?
• D’un côté, une entreprise souhaite compenser son impact carbone, mais ne peut pas réduire directement ses émissions.  Elle décide donc de financer un projet de réduction du carbone.
• Et de l’autre côté, des agriculteurs réduisent leurs émissions de carbone ou stockent du carbone en améliorant leurs pratiques.
En résumé : nous avons des entreprises qui souhaitent acheter des crédits “carbone” et des agriculteurs qui ont des crédits “carbone” à vendre. L’affaire semble donc facile à conclure. Mais est-ce vraiment aussi simple de structurer un marché du carbone agricole ? Réponses en images avec :
• Olivier Tourand, éleveur de bovins allaitants dans la Creuse, vice-président de la FNGeda.
• Rémi Dumery, céréalier en Petite Beauce, membre de FranceAgriTwittos.
• Vincent Brack, directeur de la Fédération nationale des producteurs de lait, coordinateur de France Carbone Agri.

Saison 1

Vendre en circuits courts : la meilleure option pour les agriculteurs ?

Selon le dernier recensement agricole, 23% des exploitations françaises commercialisent en circuit courts, en vente directe ou par un seul intermédiaire. Ce chiffre a augmenté de 6 points en 10 ans.
Malgré l’engouement des Français pour une consommation plus locale, vendre en circuit court est-ce vraiment rentable ? Pas si sûr selon un rapport de mai 2021 du Conseil général de l’agriculture : « Il n’y a pas de différence significative de performance économique entre les exploitations qui commercialisent en circuit court de proximité et les autres exploitations agricoles de même production ». Pas de gain réel ! Info ou intox ? Réponse en images avec :
•    Isabelle Annonier, agricultrice en Vendée, membre d’un magasin de producteurs, gérante d’une ferme auberge.
•    Christine Lairy, directrice de l’Organisation de producteurs de lait du Grand Ouest.
•    Jacques Mathé, économiste et professeur à la Faculté de Sciences Economiques de Poitiers.

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"Faut-il miser sur la HVE ?"

Le gouvernement a fait de la HVE, la Haute Valeur Environnementale, un critère d’éligibilité pour l’accès aux écorégimes de la future PAC, au même niveau que l’Agriculture biologique. Mais dans un avis très critique, l’Autorité environnementale critique le flou existant sur le cahier des charges de la HVE. Alors HVE ou agriculture bio : sur quel logo, les agriculteurs vont-ils jeter leur dévolu dans les prochaines années pour faire reconnaître leurs démarches respectueuses de l’environnement ? Réponses en images avec :
•    Bruno Calle, éleveur laitier et producteur de légumes pour D’Aucy, certifié HVE3, adhérent de l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France.
•    Benoit Drouin, éleveur laitier bio dans la Sarthe, référent HVE pour Réseau Civam.
•    Anaël Bibard, cofondateur de la startup FarmLeap.

Saison 1

Une agriculture sans agriculteurs est-ce possible ?

« Le modèle de l’agriculteur qui transmet sa ferme de père en fils a-t-il vécu ? L’agriculture du futur résonnera-t-elle sur les concepts d’agriculture de firme ou de micro-exploitation en circuits courts. L’avenir fera-il la part belle aux salariés agricoles ou aux intermittents de l’agriculture ? ». Réponses en images avec :
• Manon Pisani, membre des Jeunes Agriculteurs : après avoir été cheffe d’élevage dans le Tarn-et-Garonne, elle est en cours d’installation sur une exploitation porcine.
• Jean-Luc Hilary, président de l’Association des salariés agricoles du Morbihan : d’abord exploitant agricole, il est aujourd’hui responsable d’élevage porcin.
• François Purseigle, sociologue et enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse.