Mieux se connaître, partager des ambitions, construire l’avenir : tels étaient les objectifs de la journée d’échanges, organisée en février 2026 pour les collectifs agricoles du territoire, par l’équipe du Plan alimentaire territorial (PAT) de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (CARA), avec l’appui de Trame.
Une rencontre riche en partages, en apprentissages et en idées, conçue pour renforcer les liens et outiller les collectifs dans leur développement.
Une journée pour créer du lien et s’inspirer
La journée a réuni une quarantaine de participants. Après un accueil par Christian Pitard, élu de l’Agglomération, et Amandine Massé, responsable du PAT, les structures ressources (Trame, Chambre d’agriculture, FDCUMA, Virage 17, CEMES Cesam, Solidarité Paysans…) se sont présentées.
Un cadre de travail bienveillant a ensuite été co-construit : écoute active, respect des points de vue, confidentialité et co-responsabilité.
Le « marché de l’info » : raconter pour mieux se connaître
Moment fort de la matinée : une séquence animée sous forme de « marché de l’information » a permis aux 10 collectifs ou réseaux présents de raconter leur histoire, leurs valeurs et leurs ambitions.
« Notre collectif s’appelle… À l’origine, nous nous sommes rassemblés pour… Aujourd’hui, notre raison d’être est de… », en quelques minutes, chaque structure a partagé son identité, ses réussites et ses défis. Un exercice révélateur, comme en témoigne un participant : « Cela nous a aidés à clarifier notre message et à mieux comprendre et exprimer ce qui nous unit. » Les échanges autour des stands ont favorisé des rencontres inattendues et fait émerger des pistes de collaboration.
Cerise sur le gâteau : un repas préparé par un chef uniquement à partir de produits du territoire.« C’était indispensable pour être cohérents avec notre mission de PAT (Programme alimentaire territorial) », précisent Vanille Ligner et Jérémy Alvarez de l’équipe PAT.
Les fondamentaux du fonctionnement collectif
Thierry Pons (Trame) et Carole Bégaud (Chambre d’agriculture des Charentes) ont ensuite animé un atelier autour des fondamentaux du fonctionnement d’un collectif, illustré par des exemples vécus au sein des collectifs présents.
Des outils concrets pour mieux fonctionner
L’après-midi a été consacré à des ateliers pratiques, construits à partir des besoins identifiés en amont grâce aux entretiens menés par Thierry Pons auprès des responsables des collectifs du territoire.
Trois thématiques ont été explorées :
- Emploi et compétences partagées : cartographie des pratiques existantes (groupements d’employeurs, cercles d’échanges, entraide, banque de travail…) et discussion sur leurs avantages et leurs limites.
- Cohésion et fonctionnement dans la durée : gestion des entrées et des sorties, renouvellement de la gouvernance, avec l’outil « autodiagnostic transmission », jugé facile à prendre en main et riche en pistes d’action.
- Gestion des tensions : communication non violente, régulation des conflits et médiation : des sujets sérieux abordés dans la bonne humeur, avec des éclats de rire plutôt que des éclats de voix.
Des ambitions communes et des suites concrètes
En clôture, chaque collectif a identifié des actions à mettre en œuvre : contacter un partenaire, organiser des échanges de compétences ou renforcer sa gouvernance.
Les participants ont également exprimé leurs attentes vis-à-vis de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique : accompagnement et conseils (financements, aspects juridiques), mise en réseau, mutualisation de certaines compétences, comme une mission de community manager sur une logique d’achat groupé. Autant de pistes que l’équipe du PAT pourra explorer.
La journée a confirmé l’envie de poursuivre les échanges. La CARA et ses partenaires réfléchissent désormais aux prochaines étapes pour accompagner ces dynamiques collectives.
Amandine Massé rappelle que coopération et mutualisation sont souvent nécessaires, mais que créer et faire vivre un collectif reste un exercice exigeant… et très formateur. Quelques jours après la rencontre, un producteur l’a d’ailleurs contactée pour lui expliquer que cette journée l’avait aidé à réfléchir à de possibles mutualisations. Le témoignage du collectif des Chanvriers des estuaires, réunissant producteurs bio et conventionnels, lui a notamment montré qu’il est possible d’avoir des pratiques différentes tout en se réunissant autour d’un projet commun.
En bref
- 9 collectifs agricoles représentés
- 4 ateliers pour outiller les participants
- Un récit écrit par chaque collectif, qui sera valorisé par la CARA dans le magazine CARA’MAG
- Des participants satisfaits de cette journée
« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » : cette journée en est une belle illustration. Rendez-vous bientôt pour la suite !
Thierry Pons
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